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[Trafic routier / Dossier GCO]

Pour suivre l'actualité de ce dossier, nous vous invitons à vous rendre sur le site du collectif anti-GCO que nous soutenons depuis sa création : http://gcononmerci.org/

 

Vous y trouverez les dates des prochaines manifestations dont les inaugurations de cabanes anti-GCO auxquelles nous participons.

 

Pour voir ou revoir le montage photo de ce projet de destruction de nos magnifiques paysages, cliquer sur 
http://c.dna.fr/actualite/2015/10/30/document-le-grand-contournement-ouest-visite-guidee

 

 

Sommaire

Historique et explications

Conte de Noël



 

Plan GCO



Rappel des faits

 

 

-          6 juin  2000 : approbation ministérielle du cahier des charges

-          2002 : constitution du collectif « GCO NON MERCI », regroupant associations, élus et agriculteurs

-          Du 1er juin au 28 juillet 2006 : enquête publique

-          12 janvier 2007 : avis favorable, assorti de réserves et de recommandations, de la commission d'enquête, malgré 12% d’avis défavorables

-          2007 – 2008 : Grenelle de l’environnement, avec remise en cause des nouvelles autoroutes

-          23 janvier 2008 : signature du Décret déclarant l'opération d'utilité publique

-          suivi de 23 recours en annulation au Conseil d’Etat (Alsace Nature, communes sur le tracé, fédérations agricoles locales)

-          mars 2008 : le maire de Strasbourg Roland Ries est officiellement contre le projet

-          février 2009 : un sondage des DNA fait état de 59% de votes exprimés contre le projet

-          démarrage probable des travaux en 2010


Le Grand Contournement Ouest (GCO), un projet mal adapté et dépassé

Il s’agit du projet autoroutier à péage de 27 km pour un budget de 280 millions d’Euros dont les DNA se sont fait l’écho en juin 2003. Il est inscrit dans les schémas multimodaux des services collectifs de transport depuis le 18 avril 2002..


Voici les arguments favorables présentés par la DRE (Direction Régionale de l’Equipement) :
- décongestionner la rocade de Strasbourg aux heures de pointe
- mieux  desservir les zones d’activités existantes
- mieux écouler le trafic de transit des poids lourds
- répartir mieux la pollution atmosphérique sur l’ensemble de l’agglomération


Et la contrepartie de ce beau projet ?

- un report important du trafic NORD –SUD des poids lourds venant d’Allemagne et de Suisse

- une augmentation de la pollution dans nos villages néfaste pour la santé des habitants

- une augmentation du trafic Est-ouest sur le réseau secondaire local

- une détérioration du paysage : c’est une grosse balafre dans le Kochersberg et dans le Ried de la Bruche.

Fin 2003 des associations de défense de l’environnement du Kochersberg concernés directement par le tracé, (ADEVIE), protestent alors contre le Conseil Régional d’Alsace et le Conseil Général du Bas-Rhin qui sont favorables au projet GCO : «  Nous sommes nombreux à exprimer notre opposition à ce projet : des citoyens, des associations, des personnalités reconnues pour leur compétence et leur expertise, des maires et des conseillers municipaux des territoires concernés par ce projet, ainsi que d’autres responsables politiques de la région .Vous trouverez ci-joint une liste des personnes et personnalités avec leurs signatures qui s’opposent au GCO. »


Les arguments contre le projet sont très nombreux et étoffent la contrepartie du projet :

Dany Karcher, Maire de Kolbsheim et membre du collectif anti-GCO, estime en juin 2005 que le GCO est une fausse solution car Strasbourg est encombré les jours ouvrables aux heures de pointe par les automobilistes qui y travaillent et le GCO ne ferait que contourner les embouteillages. Seulement 15% du trafic de transit traverse la métropole et le GCO ne détournera que 4.6% du trafic actuellement présent sur l’A35

D’autre part, si l’on faisait payer le vrai coût du transport (usure des routes…), si l’on mettait dans la balance le coût des emplois que l’on supprime (ou que l’on ne crée pas) en délocalisant, il serait peut-être moins intéressant sur le plan économique de transporter des marchandises par la route favorisant ainsi, par contrecoup, l’économie locale alsacienne.

 

Pour ARBRES, ce projet est dépassé car peu rentable, mal adapté, polluant et dévoreur d’espace alors qu’il reste tout à faire pour développer les transports collectifs en site propre à l’Ouest de l’agglomération (tram-train).

Le collectif anti-GCO s’appuie sur un rapport de 51 pages techniques ,réalisé par le bureau d’étude TTK de Karlsruhe en décembre 2005 à la demande expresse d’Alsace Nature , représentant le Collectif des élus, des agriculteurs et des associations. dont la nôtre : cette expertise indépendante , réalisée  sous la maîtrise d’ouvrage de la DRE (Direction Régionale de l’équipement) et de la DDE, présente 3 scénarii possibles d’aménagement de l’espace de circulation à l ’approche de la métropole et ceci pour les 15 à 20 ans à venir (2020 et plus).

 

Un scénario GCO, un autre « tout TC » (transports en commun) et enfin un troisième dit « mixte » (un mélange des 2 premiers) sont analysés sous les aspects financiers, environnementaux, urbanistiques, de cohérence avec les orientations politiques et enfin sous l’aspect des difficultés de réalisation.

Tout un programme qui montre la difficulté de porter un jugement catégorique pour l’un ou pour l’autre mais qui ouvre de nouvelles voies de réflexion sur l’aménagement de notre territoire et notamment chez nous à l’Ouest de l’agglomération de Strasbourg.

Selon le rapport(cliquez sur le lien à droite)TTK (http://www.ttk.de/fr/index.php), seule une requalification de l’A351 de Hautepierre qui sépare les flux de circulations Nord-sud et Est-ouest, soulagerait les scénarios 2 et 3 étudiés et donc le trafic autoroutier urbain.

La mise en place de boulevards urbains parallèles à l’autoroute A35 éviterait le cisaillement bien connu sur la portion comprise entre les 2 accès autoroutiers transversaux de l’Étoile et de Hautepierre et plus loin au 3ème accès vers le Wacken (A350)

Ce cisaillement est le principal responsable de l’engorgement aux heures de pointe. (voir schéma d’aménagement de l’A35 extrait du rapport p 36)

Parallèlement  il serait nécessaire de développer les transports en commun des passagers (tram train, extension tram, etc.) et du fret international par le rail (Ferroutage)(cliquez sur le lien à droite). Cf. www.gco-strasbourg.org/telechargement/expertise/GCO-Rapportfinal1.pdf

Les premières réunions publiques du GCO avec débat avec les collectivités locales et leurs techniciens  des transports démarrent à partir du 9 mars 2006 : le dialogue n’est pas évident entre les partisans et les opposants très déterminés qui organisent plusieurs « manifiestas » le long du futur tracé du GCO

 

Du 1er juin au 13 juillet 2006 se déroule l’enquête publique du GCO alors que les consultations avec le public sont achevées.

L’Etat nous parle alors de développement durable, d’effet de serre, de la nécessité de changer les comportements, de l’urgence d’agir et de mettre en place de vraies solutions alternatives…

A la conférence internationale de Paris sur le réchauffement climatique (effet de serre) les climatologues mondiaux du Groupe d’Expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) confirment la gravité des changements climatiques actuels et le rôle crucial de nos émissions de gaz à effets de serre, générés pour un tiers par le trafic routier. Les nombreuses études confirment le réchauffement climatique qui dérègle le climat. Nous le constatons régulièrement devant notre porte et sur la terre entière. Les phénomènes extrêmes s’amplifient et sont de plus en plus fréquents : canicules, sécheresses, cyclones, orages, crues violentes, fontes des glaces, montée du niveau des océans, etc. Leurs conséquences se chiffrent en sommes astronomiques (cf. le rapport STERN remis à Tony BLAIR en octobre 2006).

Devant de telles menaces, on ne comprend pas la décision de nos élus pro-GCO. Ce projet trouverait-il une justification à leurs yeux depuis la mise en place en Allemagne de la taxe sur les poids lourds (LKW Maut) ? Les camions voulant éviter de la payer empruntent les routes et autoroutes alsaciennes. La tentative d’instaurer une telle taxe coté alsacien ayant avorté (AI n°31), le GCO arriverait donc à point nommé pour nos élus.

 

Comme toujours, entre le discours et la réalité, il y a un fossé !

En effet le 12 janvier 2007 un avis favorable au projet a donc été donné par la commission d’enquête pour la réalisation de cette autoroute coûteuse, inutile et qui contribuera au réchauffement climatique (rapport téléchargeable sur le site (cliquez sur le lien à droite) www.gco-strasbourg.org).

Malgré une opposition solidaire formée d’élus, d’agriculteurs, d’associations qui représente 3325 interventions contre le projet, soit 85 % des interventions, la moitié des 15% d’interventions en faveur du GCO pensent que le GCO améliorerait l’accès à Strasbourg,

Le GCO ne règle en rien l’accès à Strasbourg, contrairement aux affirmations des pro-GCO. Il permettra de faire un large écart autour de Strasbourg, en payant le péage bien sûr, et puis de choisir le bouchon par lequel vous voulez rentrer dans la CUS. Pire encore, les automobilistes empruntant l’autoroute de Hautepierre circuleront plus difficilement encore, puisque le GCO engendrera une augmentation significative du trafic sur cette pénétrante (rapport de la Direction Régionale de l’Equipement) : le GCO ne détournera que 4,6% du trafic actuellement présent sur la A35.

Comment en assurer une improbable rentabilité ? En nous la faisant payer à la place du concessionnaire.


Quelle est la situation actuelle ?

Le dossier, approuvé par les instances dirigeantes locales, a été déposé au Conseil d’Etat.

C’est cette instance qui remettait en automne 2007 ses conclusions sur la faisabilité ou non du projet.

Les nombreux opposants solidaires de tous bords souhaitent un moratoire pour que l’on inverse les priorités, autrement dit un gel du projet sur 2 ans afin d’analyser sereinement toutes les solutions alternatives qui n’ont pas été approfondies.

Un petit retard de plus n’affecterait pas fondamentalement la circulation autour de Strasbourg ! Mais qui permettrait d'éviter de hâter l'irréparable au plan climatique.

 

 

 

 

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GCO et conte de Noël

 


De Jean-Charles Lambert, maire de Stutzheim-Offenheim dans le courrier des lecteurs des DNA du 24/12/2010

 

 

Il était une fois une grande ville qui rêvait d'être une capitale européenne. Pour accéder au firmament, elle attira des instances, des administrations, des écoles, et tout naturellement de nombreux automobilistes.

Tout d'un coup, elle s'aperçut que toutes les voitures ne pouvaient plus accéder au centre-ville. Ses élus bien inspirés menèrent une bonne politique de piétonnisation et le père Noël lui offrit un magnifique tramway tout neuf.

Hélas, les transports en commun du département n'ont pas suivi ce modèle urbain. Pas l'ombre d'un quelconque tram-train, pas la moindre ligne électrifiée entre Strasbourg et Haguenau, ni Strasbourg et Molsheim. Voyant cela, le père Noël eut pitié des Alsaciens. Dans sa hotte il leur apporta un cadeau extraordinaire : le GCO ! On se mit à l'ouvrage et il fallut alors détruire plus de 200 ha d'excellente terre agricole autour de Strasbourg et dans le Kochersberg. Heureusement le Christkindel veillait : il apaisa et consola les agriculteurs en leur offrant un grand remembrement et de beaux chemins agricoles tout neufs, entièrement redessinés.

Un beau jour en 2018, le GCO fut enfin ouvert à la circulation. Le père Noël, magnanime, instaura un péage à 4 euros la première année. Mais dès l'année suivante, les tarifs durent doubler en raison du faible trafic sur cette autoroute à péage. Le père Noël s'aperçut un peu tardivement que la très grande majorité des automobilistes voulaient se rendre dans la capitale alsacienne, et non pas tourner autour de la ville.

C'est alors que le Hans Trapp qui n'acceptait pas cette grosse augmentation de péage surgit à la tête d'une interminable colonne d'impressionnants camions et bloqua l'A 35. Il en fut comme pour le tunnel à péage de Ste-Marie-aux-Mines. Rappelez-vous cet autre cadeau du père Noël offert il y a quelques années déjà, et que les poids lourds dédaignèrent. Au coûteux tunnel ils préférèrent les routes sinueuses et gratuites des beaux cols vosgiens enneigés.

Depuis la mise en service du GCO, les bouchons se firent de plus en plus fréquents sur l'A 35 et surtout sur l'A 352 où se formait tous les matins un immense bouchon depuis Marlenheim jusqu'à Strasbourg. Venant du nord ou du sud, tous les malheureux usagers désireux de se rendre à Strasbourg étaient pris au piège infernal du seul échangeur du GCO, celui d'Ittenheim.

Au débouché de cette autoroute vers la ville, il n'y avait que deux possibilités : soit retourner sur l'A 35 vers le nord ou le sud dans les bouchons et les conducteurs étaient pris au piège également, soit se diriger vers le centre-ville. Mais les boulevards de Lyon et de Metz étaient bouchés eux aussi, la rue de Wasselonne à sens unique. Peine perdue, il était donc impossible d'accéder dans Strasbourg !

En 2019, le père Noël conseilla aux élus d'interdire l'A 35 aux poids lourds pour les obliger à circuler sur l'autoroute à péage, ce GCO qu'il avait si généreusement offert. C'est alors que le Hans Trapp eut une idée de génie: il leur dit de circuler à nouveau en Allemagne où la Maut est bien moins chère que le GCO. Les élus pleurèrent amèrement en constatant l'échec du GCO. Sentencieusement le Christkindel leur rappela qu'en 2010, ils n'avaient pas pris les bonnes décisions :

1) réguler le transit PL sur l'A35, en limitant la circulation des PL 20 h sur 24 h, soit de 7 h 30 à 9 h 30 et 16 h 30 à 18 h 30. A cette époque, tous les PL internationaux disposaient déjà d'un système de géolocalisation embarqué. Il leur aurait été si simple de planifier leurs déplacements entre la vallée du Rhône et la vallée du Rhin, ou entre la région parisienne et la Bavière en tenant compte de ces contraintes.

2) construire une voie latérale à l'A35 près du cimetière militaire afin d'éviter les cisaillements des flux de circulation.

3) aménager quatre voies sur l'A 35 entre la Vigie et la Porte de Schirmeck.

4) aménager la Porte de Schirmeck pour faciliter les flux qui se croisent.

5) construire une liaison inter-ports à l'est de Strasbourg.


Le père Noël regretta amèrement son GCO, mais il était trop tard. Le père Noël jura, mais un peu tard, qu'on ne le prendrait plus à faire des cadeaux empoisonnés et contre nature !


 

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