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[Trafic routier / VLIO Actualités]

Septembre 2014 

Ouverture de l'enquête publique sur le nouveau projet de VLIO

 


L'association ARBRES a pour vocation principale la protection du Ried de la Bruche. Nous sommes donc très vigilants sur la partie du projet qui passe dans les zones humides (PERI).


Concernant les projets routiers nous sommes réticents à toute nouvelle infrastructure à l’exception des contournements de village permettant réellement de soulager le trafic interne à l’exemple du COW (Contournement Ober-Wolfi) ; ce qui est le cas pour le présent projet.


Dans notre approche sur les déplacements urbains, la question est de savoir comment passer du « tout voiture individuelle » (qui est actuellement encore à peu près vivable en dehors des heures de pointe) au « système mixte transport en commun-voiture individuelle ».Nous préconisons un fort développement des transports en communs sur notre secteur, avec création de plates formes multimodales, en cohérence avec le PDU de la CUS à l'horizon 2025.


Cette nouvelle version de la VLIO sud est en nette progression par rapport au projet antérieur: Impact minimisé sur les zones humides, bonne réutilisation de la route départementale n°63, aménagement en boulevard urbain, vitesse limitée....


Par contre nous restons opposés à la mise oeuvre de la branche Est venant de Lingolsheim.


Quelle sera encore la place de l’agriculture périurbaine si souvent louée par nos élus (orientations de la CUS pour promouvoir une agriculture biologique et raccourcir les circuits d’accès des produits aux marchés locaux) ?


Cette VLIO, trop routière avec des transports en commun hypothétiques, risque fort d’être totalement saturée aux heures de pointe, peu après sa mise en service.

 


Trafic local / Trafic de transit

Selon le dossier présenté à cette enquête, «La mise en service de l’ensemble de la VLIO à l’horizon 2020 devrait permettre un soulagement important de l’ensemble des traversées de communes et des radiales».


Nous craignons néanmoins une augmentation du trafic des véhicules en provenance du sud :

- La nouvelle branche Est de Lingolsheim (8000 véhicules/j en 2020)
- L’entreprise de fret camions implantée en ZAC Joffre à Holtzheim (les camions de cette entreprise sont actuellement interdits sur la D63 par l’arrêté municipal de Wolfisheim, arrêté qui s’applique également à tous les autres camions de la zone
- Cette zone agro-alimentaire amenée à se développer rapidement sur env. 2 ha supplémentaires, dès que la VLIO sera opérationnelle.
- La future Rocade Sud reliant le Pont Pflimlin à l’aéroport.


L’étude présentée se base sur des prévisions sans GCO. Si l'état décidait de mettre en place le GCO ce serait 14000 véhicules /jour supplémentaires qui arriveraient sur l’échangeur de l'A351 qui serait immédiatement saturé.

 

Transports en commun / Inter-modalité./développement urbain

Encourager le transport en commun et l’inter-modalité est une priorité: alors il faut plutôt choisir les variantes 4 et 7 plus attractives sur le choix de l’échangeur, avec un accès direct au parking P+R depuis la VLIO ou la RN4, à la place de la solution choisie N°1 certes moins chère mais moins adaptée à l’inter-modalité.


Force est de constater que l’ouest de la CUS est trop faiblement équipée en transports en commun ; et que le seul apport positif de ce projet est la possibilité de création de platesformes multimodales.


Où sera situé est le terminus du TRAM venant de Koenigshoffen par l’ex- RN4 : le long de la VLIO coté Eckbolsheim ou va-t-il croiser la VLIO pour se rapprocher du centre de Wolfisheim ?


Nous pensons qu’il faudrait créer 2 plates formes: une vers l’arrivée du COW avec accès au TRAM et aux BUS du réseau 67 et une autre plate forme vers la VLIO/A351 avec accès au TSPO, au TRAM.


Les lignes urbaines de la SNCF sont sous-utilisées par les habitants du secteur VLIO. Nous pensons qu’il faudrait développer des NAVETTES, depuis les plateformes citées ci-dessus, permettant aux usagers d’aller vers les gares proches d’Entzheim et/ou Lingolsheim. Ceci aurait de plus l’avantage de soulager l’A351 .


Sans attendre la mis en place de cette VLIO il faut d’ores et déjà augmenter le cadencement et le nombre d’arrêts des lignes du réseau 67.


Nous saluons la création des pistes cyclables qui nous permettrons enfin de nous rendre en toute sécurité à Holtzheim. Nous rappelons que ces pistes ont pour vocation d'offrir un itinéraire de rabattement vers les plateformes modales et qu'elles devront pour cela être en cohérence avec l'existant, voire être complétées par des tronçons sécurisés vers le centre les villages. Sur ce point l'étude est peu précise.

Nous notons également que la VLIO, outre sa fonction primordiale de réduire l'impact de la circulation dans le coeur des villages (argument que nous acceptons volontiers) reste un préalable à une urbanisation importante de la zone Ouest de l’agglomération et à une augmentation des activités de commerce résidentiel.

 


Eaux superficielles et souterraines

Des zones riches et fragiles du Ried de la Bruche sont atteintes par ce projet: La branche Est reliant Lingolsheim au nord de Holtzheim sera construite dans une zone inondable : l’élévation de la nouvelle route verra un remblaiement dans cet espace naturel situé dans le PERI de la Bruche. Le risque lié à la création de remblai n'est jamais minime en zone inondable, car au remblai s’additionne l’imperméabilisation des milieux occupés et l’aménagement des abords des 3 ouvrages d’art, au-dessus de la Bruche, du Canal et du Muhlbach.


L'étude d'impact en identifie clairement les possibles conséquences.


La mesure compensatoire de ce remblai est la création d'une zone de déblai sur une surface de 2 ha environ. Selon les documents d’enquête publique (Partie VI 5,3,3):« Il est à noter que la zone de déblais de compensation sera aménagée de manière à être restituable aux agriculteurs conformément aux échanges avec la Chambre d’Agriculture. » Nous aimerions connaitre la nature de ces échanges et savoir ce que deviendra cette zone de compensation en termes d'agriculture. L’aménagement foncier prévoit-il de préserver cette zone-tampon et de quelle manière?


Il s’agit pour nous d’une zone à fort potentiel environnemental, qui pourrait par exemple servir de prairie à fauches tardives, ou de cultures intéressantes pour la reconquête de territoire pour le Grand Hamster. La maïsiculture serait en ce sens le pire des usages fait pour ces terrains.


Le maraichage est une autre alternative au maïs car elle permet en outre le développement du commerce de proximité.



Aménagement foncier, agricole et forestier

D'après l’étude, seule la branche Est du projet VLIO est concernée par cet aménagement foncier, agricole et forestier. On peut lire également que: «Les enjeux liées à un éventuel réaménagement foncier lié à la VLIO sont relativement faibles puisque le seul secteur potentiellement concerné est dépourvu d’enjeu écologique significatif » L’ensemble du projet détruira une surface de 0,44 ha de zones humides dont les mesures de compensation proposées sont :

- La création de mares et de prairies sur une superficie de 0,88 ha
- des mesures de lutte biologique sur des sites de saulaies à saules blanc et saulaies à aulnes sur 3,37 ha
- la destruction de renouée du japon sur 0,02 ha.


Nous contestons ceci comme les autres associations de la nature, s'agissant tout de même d'une zone inondable : sa destruction doit donner lieu à des mesures compensatoires clairement définies.


Nous souhaitons être consultés et informés lors des AFAF au travers des PQPN.

 


La fragmentation des espaces

L'implantation de divers passages petite faune (PPF) ainsi que les buses d’évacuation des eaux de crues vers le Sud à tous les 100 mètres permet effectivement de pallier aux effets néfastes de la fragmentation des espaces.


Le PPF au rond-point N°2 semble trop long comme passage sécurisé pour la petite faune : il faudrait revoir son aménagement à proximité avec une longueur minimum

 


Faune et Flore

Arbres suit les recommandations d’Alsace-Nature

 


Autres pollutions en phase d'exploitation

Nous saluons tous les moyens techniques (décanteurs, déshuileurs...) pour assurer l’évacuation des eaux usées, notamment au sud du canal, afin de minimiser l’impact de pollution dans les eaux souterraines ou s’écoulant en surface.


CONCLUSION

En conclusion nous pensons que ce projet est nettement meilleur que le projet 2006.


Nous restons cependant opposés à la construction de la branche EST.


Ce projet est certes utile à court terme, en ce sens qu’il soulage fortement le trafic à l’intérieur du village de Wolfisheim, mais il ne résout pas la saturation de la circulation aux heures de pointes.


Pour cela il faut s’occuper plus sérieusement des Transport en commun, afin de sortir progressivement du « tout voiture individuelle ».

 

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Aout 2014

La position d'ARBRES avant l'ouverture de l'enquête publique

La VLIO est un projet que nous connaissons bien depuis de nombreuses années et qui nous pose un sérieux problème de positionnement. En tant qu’association proche de ses adhérents, nous sommes à leur écoute et nous relayons leurs attentes auprès de nos interlocuteurs publics.


Or parmi nos membres le débat reste ouvert car nous rassemblons autant de “pour” que de “contre” cette route ... Et tous ont des arguments pertinents et respectables.


Il est clair que ce type d’infrastructure, favorisant l’utilisation de la voiture, est dépassé, et ne va pas dans le sens d’une urbanisation favorisant les déplacements doux et collectifs. Mais il faut aussi comprendre ceux qui voudraient se réapproprier le centre des villages en détournant le flux automobile.


Depuis plusieurs années, nous constatons que tous les projets d’aménagement cyclable, piéton ou de transports en commun, sont figés et conditionnés par la VLIO.


Cette route sert de prétexte, souvent hypocrite, pour ne rien faire. La seule initiative qui n’a pas attendu la réalisation de la VLIO est celle du maire d’Eckbolsheim avec son sens interdit dans l’objectif à peine caché d’excéder la population.


Bien que nous soyons réticents à ce type d’infrastructure, nous savons depuis longtemps que cette VLIO finirait par se faire. Alors avons beaucoup travaillé pour qu’elle se fasse dans les meilleures conditions possibles.


Ainsi, nous ne nous réjouissons pas de voir apparaitre une nouvelle route qui sera rapidement saturée, et qui ne va pas dans le sens souhaitable d’un report des déplacements vers les transports doux et en commun. Pas plus que des changements de cadre de vie que va apporter l’urbanisation complète de la zone située entre Wolfisheim et Eckbolsheim, du Muhlbach à l’autoroute.


Par contre, cela a permis une étude approfondie de la faune et de la flore du Ried de la Bruche, avec une reconnaissance de son importance et une garantie de sa préservation. De même, nous allons enfin avoir un vrai réseau de pistes cyclables entre Eckbolsheim, Lingolsheim, Holtzheim et Wolfisheim, et un probable réaménagement des centres des villages pour les rendre aux piétons.

 

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